Phomopsis sp.

Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Intérieur d'une pycnide de Phomopsis sp. contenant des conidies alpha (α) et de longs conidiophores
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Conidies alpha (α) fusiformes de Phomopsis sp.
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Conidies alpha (α) cylindriques et conidies bêta (β) filiformes et recourbées ayant la forme d’un bâton de Hockey de Phomopsis sp. (x 400)
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Exsudats blanchâtres de conidies (= mucus globuleux) provenant de pycnides de Phomopsis sp., sur une pièce végétale déposée sur un milieu de culture gélosé (Stéréomicroscope)
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Exsudats jaune-crème de conidies (= mucus globuleux) provenant de pycnides non visibles de Phomopsis sp. recouvrant une pièce végétale déposée sur un milieu de culture gélosé (Stéréomicroscope)
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Pycnides noires de Phomopsis sp. regroupées dans des stromata et 3 exsudats jaunâtres constitués d’amas de conidies (Stéréomicroscope)
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Extrémité de deux pycnides de Phomopsis sp. qui présentent un exsudat de conidies, blanchâtre et globuleux (Stéréomicroscope)
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Pycnides noires et exsudats de conidies (cirrhes) de Phomopsis sp. (Stéréomicroscope)
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Pycnides noires et exsudats de conidies (cirrhes) de Phomopsis sp. (Stéréomicroscope)
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Phomopsis_sp_1
Phomopsis_sp_2
Phomopsis_sp_3
Phomopsis_sp_4
Phomopsis_sp_5
Phomopsis_sp_6
Phomopsis_sp_7
Phomopsis_sp_8
Phomopsis_sp_9
Phomopsis_sp_10
Phomopsis_sp_11
Phomopsis_sp_12
Phomopsis_sp_13
Phomopsis_sp_14
Morphologie
  • Mycélium : Septé.

 

  • Fructification : Pycnide lenticulaire, conique ou subglobuleuse, principalement solitaire et uniloculaire, brun pâle à brun foncé, avec ou sans ostiole, avec ou sans un long rustrum. Les pycnides sont généralement regroupées à l'intérieur d'un stroma. In vivo, la pycnide (ou le stroma) est tout d'abord immergée sous l'épiderme de la plante hôte et à maturité, la fructification perce l'épiderme pour laisser sortir les conidies sous forme d’un exsudat ou d’un cirrhe. (Notez que les périthèces du stade sexué du champignon se développent parfois à l'intérieur du même stroma.) Diamètre : jusqu'à 500 μm.

 

  • Conidies : Deux types de conidies hyalines sont produites :

    (1) Conidies alpha (α) - Fusiformes, ellipsoïdes, pointues aux apex ou ovoïdes. Non septées. Guttulées (avec plusieurs guttules ou uniquement une guttule à chaque extrémité).

    (2) Conidies bêta (β) - Longues et minces (filiformes). Avec une courbure caractéristique (ressemblant à un bâton de Hockey). Non septées. Sans guttule.

    Les conidies alpha (α) sont généralement produites en premier. Les conidies bêta (β) ne seront pas toujours formées. Les deux types de conidies peuvent provenir d’une même pycnide ou de pycnides différentes.

 

  • Cellules conidiogènes : Cellules conidiogènes phialidiques (= phialides), hyalines, droites, souvent cylindriques et effilées vers l'apex. Collerette non distinctement visible. Les cellules conidiogènes tapissent directement la cavité de la pycnide ou elles sont attachées à l'apex des conidiophores qui eux tapissent l'intérieur de la cavité.

 

  • Conidiophores : Parfois absents (réduits à des cellules conidiogènes). S'ils sont présents, ils sont hyalins, simples ou ramifiés, septés ou unicellulaires, tapissant complètement l'intérieur de la cavité de la pycnide.

    Paraphyses parfois présentes.
Informations complémentaires

Phomopsis comprend des espèces phytopathogènes, endophytes, saprophytes et pathogènes chez les humains et autres mammifères. Lorsqu'il est phytopathogène, il affecte une large gamme d'hôtes. Il cause des chancres de tige, des pourritures de racines, des pourritures de fruits, des taches et des brûlures foliaires.

Il existe un millier d'espèces, mais la taxonomie des différentes espèces est actuellement en réévaluation. Historiquement, l'identification des espèces de Phomopsis était basée sur (1) ses caractères morphologiques, (2) la plante hôte et (3) la partie de la plante infectée. Mais maintenant, avec les avancées en recherche phylogénétique et les identifications par biologie moléculaire, on a...Lire la suite

Phomopsis comprend des espèces phytopathogènes, endophytes, saprophytes et pathogènes chez les humains et autres mammifères. Lorsqu'il est phytopathogène, il affecte une large gamme d'hôtes. Il cause des chancres de tige, des pourritures de racines, des pourritures de fruits, des taches et des brûlures foliaires.

Il existe un millier d'espèces, mais la taxonomie des différentes espèces est actuellement en réévaluation. Historiquement, l'identification des espèces de Phomopsis était basée sur (1) ses caractères morphologiques, (2) la plante hôte et (3) la partie de la plante infectée. Mais maintenant, avec les avancées en recherche phylogénétique et les identifications par biologie moléculaire, on a pu déterminer que de nombreuses espèces étaient plutôt plurivores (une même espèce de Phomopsis peut infecter plusieurs plantes hôtes). Cela implique donc que, dans la littérature, il existe plusieurs synonymes de Phomopsis.

Le stade sexué de Phomopsis peut être observable chez la majorité des espèces; il s'agit de Diaporthe sp. (il produit des périthèces). Lorsque les deux stades existent, il a été décidé que, par convention, le nom de Diaporthe serait priorisé, même si le nom de Phomopsis est plus couramment utilisé et connu. D'importantes modifications dans la dénomination des Phomopsis sont donc actuellement en cours.

 

Dommages

Le genre Phomopsis peut affecter les cultures suivantes : argousier, asperge, aubergine, bleuet en corymbe, bleuet nain, bouleaux, camerise, canneberge, cerise, chênes, concombre, épinettes, érables, figuiers, fraise, framboise, genévriers, magnolias, melon d'eau, melons (cantaloup, melon miel, etc.), mûriers, noyers, ormes, panais, peupliers, pins, poire, pomme, pommetiers ornementaux, prune, raisin (vigne), rhododendrons (feuillage caduc), sapins, soya, thuyas, tomate, tournesols, tournesols ornementaux et vignes vierges.

Cultures ou autres organismes affectés

Maladies parasitaires

Épinettes

/fr/maladies-parasitaires/champignons/phomopsis-sp/epinettes-chancre-phomopsien Épinettes - Chancre phomopsien (Phomopsis sp.)_1 Épinettes - Chancre phomopsien (Phomopsis sp.)