Un rameau de pommier (cv 'Cortland') montre des bouquets foliaires déformés. Les jeunes feuilles sont petites, filiformes et ont parfois une marge légèrement teintée de rose qui s’enroule vers le haut. Les fleurs étaient petites, pâles et avec des pétales étroits (non visible ici). Selon les symptômes, il pourrait s’agir de dommages causés par une phytotoxicité au glyphosate. Les dommages observés au printemps ont pour origine les traitements réalisés à la fin de l’été ou à l’automne précédent.
 
Le conseiller agricole mentionne que le producteur traite fréquemment la base des arbres avec des herbicides afin de conserver le verger propre. Seules les branches les plus basses sont affectées. Les arbres affectés sont répartis aléatoirement et ils représentent environ 10 % des arbres.
Un rameau de pommier (cv 'Cortland') montre des bouquets foliaires déformés. Les jeunes feuilles sont petites, filiformes et ont parfois une marge légèrement teintée de rose qui s’enroule vers le haut. Les fleurs étaient petites, pâles et avec des pétales étroits (non visible ici). Selon les symptômes, il pourrait s’agir de dommages causés par une phytotoxicité au glyphosate. Les dommages observés au printemps ont pour origine les traitements réalisés à la fin de l’été ou à l’automne précédent.
 
Le conseiller agricole mentionne que le producteur traite fréquemment la base des arbres avec des herbicides afin de conserver le verger propre. Seules les branches les plus basses sont affectées. Les arbres affectés sont répartis aléatoirement et ils représentent environ 10 % des arbres.
Un rameau de pommier (cv 'Cortland') montre des bouquets foliaires déformés. Les jeunes feuilles sont petites, filiformes et ont parfois une marge légèrement teintée de rose qui s’enroule vers le haut. Les fleurs étaient petites, pâles et avec des pétales étroits (non visible ici). Selon les symptômes, il pourrait s’agir de dommages causés par une phytotoxicité au glyphosate. Les dommages observés au printemps ont pour origine les traitements réalisés à la fin de l’été ou à l’automne précédent.
 
Le conseiller agricole mentionne que le producteur traite fréquemment la base des arbres avec des herbicides afin de conserver le verger propre. Seules les branches les plus basses sont affectées. Les arbres affectés sont répartis aléatoirement et ils représentent environ 10 % des arbres.
Des rameaux de pommier (cv 'Cortland') montrent des bouquets foliaires déformés. Les jeunes feuilles sont petites, filiformes et ont une marge légèrement teintée de rose qui s’enroule vers le haut (voir flèches). Les fleurs étaient petites, pâles et avec des pétales étroits (non visible ici). Selon les symptômes, il pourrait s’agir de dommages causés par une phytotoxicité au glyphosate. Les dommages observés au printemps ont pour origine les traitements réalisés à la fin de l’été ou à l’automne précédent.
 
Le conseiller agricole mentionne que le producteur traite fréquemment la base des arbres avec des herbicides afin de conserver le verger propre. Seules les branches les plus basses sont affectées. Les arbres affectés sont répartis aléatoirement et ils représentent environ 10 % des arbres.

Un rameau de pommier montre un bouquet foliaire déformé. Le limbe des feuilles terminales prend une coloration jaune dont l’intensité varie de léger à important. Les nervures demeurent vertes. Les feuilles sont également petites, parfois filiformes et ont une marge qui s’enroule vers le haut. L’analyse chimique effectuée par le Laboratoire d'expertises et d'analyses alimentaires (LEAA) du MAPAQ a révélé la présence de l’herbicide glyphosate dans les feuilles affectées tandis qu’aucun glyphosate n’a été détecté dans les feuilles sans symptôme. Les quantités de glyphosate retrouvées sont plus que suffisantes pour occasionner les symptômes observés.
 
Les symptômes sont causés par une dérive de glyphosate provenant d’un champ voisin. La conseillère agricole mentionne que les arbres affectés sont situés en bordure du verger et que les végétaux constituant le brise-vent sont également atteints. Les dommages sont apparus graduellement.

Les feuilles de pommier montrent une gradation de la sévérité des symptômes causés par une phytotoxicité au glyphosate. Le limbe des feuilles prend une coloration jaune dont l’intensité varie de léger à important. Les nervures demeurent vertes. Les feuilles sont également petites, parfois filiformes et ont une marge qui s’enroule vers le haut. L’analyse chimique effectuée par le Laboratoire d'expertises et d'analyses alimentaires (LEAA) du MAPAQ avait révélé la présence de l’herbicide glyphosate dans les feuilles affectées tandis qu’aucun glyphosate n’a été détecté dans les feuilles sans symptôme. Les quantités de glyphosate retrouvées sont plus que suffisantes pour occasionner les symptômes observés.
 
Les symptômes sont causés par une dérive de glyphosate provenant d’un champ voisin. La conseillère agricole mentionne que les arbres affectés sont situés en bordure du verger et que les végétaux constituant le brise-vent sont également atteints. Les dommages sont apparus graduellement.

Un rameau de pommier montre des bouquets foliaires déformés. Les feuilles sont jaunes, petites, filiformes, avec une marge qui s’enroule vers le haut. Ces symptômes sont caractéristiques d’une phytotoxicité au glyphosate et ont été causés lorsque le produit a atteint accidentellement les branches basses de quelques arbres.
Un rameau de pommier montre des bouquets foliaires déformés. Les feuilles sont jaunes, petites, filiformes, avec une marge qui s’enroule vers le haut. Ces symptômes sont caractéristiques d’une phytotoxicité au glyphosate et ont été causés lorsque le produit a atteint accidentellement les branches basses de quelques arbres.
Un rameau de pommier montre des bouquets foliaires déformés. Les feuilles sont jaunes, petites, filiformes, avec une marge qui s’enroule vers le haut. Ces symptômes sont caractéristiques d’une phytotoxicité au glyphosate et ont été causés lorsque le produit a atteint accidentellement les branches basses de quelques arbres.
Une vue rapprochée d’un rameau de pommier montre des bouquets foliaires déformés. Les feuilles sont jaunes, petites, filiformes, avec une marge qui s’enroule vers le haut. Ces symptômes sont caractéristiques d’une phytotoxicité au glyphosate et ont été causés lorsque le produit a atteint accidentellement les branches basses de quelques arbres.
Une vue rapprochée d’un rameau de pommier montre des bouquets foliaires déformés. Les feuilles sont jaunes, petites, filiformes, avec une marge qui s’enroule vers le haut. Ces symptômes sont caractéristiques d’une phytotoxicité au glyphosate et ont été causés lorsque le produit a atteint accidentellement les branches basses de quelques arbres.
Un rameau de pommier montre la gradation des symptômes à la suite d’une phytotoxicité au glyphosate. Près de la branche, les feuilles sont normales puis deviennent progressivement jaunes, petites, filiformes, avec une marge qui s’enroule vers le haut. L’extrémité du rameau n’est pas feuillée, les bourgeons ayant avorté. La phytotoxicité au glyphosate a été causée lorsque le produit a atteint accidentellement les branches basses de quelques arbres.

Les feuilles de tige terminale d’un pommier présentent un peu de jaunissement internervaire et des brûlures de contact importantes allant jusqu’à une nécrose des tissus. Les feuilles sont enroulées sur elles-mêmes, suite à leur dessication, ou sont absentes (défoliation). Un dosage chimique a révélé la présence de glyphosate dans les tissus affectés, en quantité suffisante pour causer les symptômes observés. Tous les pommiers du verger montrent des signes de dépérissement sur leur partie terminale. L’apparition des symptômes a été graduelle. Une dérive d’un champ voisin est à l’origine des dommages dans le verger.

Les feuilles d'une tige terminale d’un pommier présentent un peu de jaunissement internervaire et des brûlures de contact importantes allant jusqu’à une nécrose des tissus. Les feuilles sont enroulées sur elles-mêmes, suite à leur dessication, ou sont absentes (défoliation). Un dosage chimique a révélé la présence de glyphosate dans les tissus affectés, en quantité suffisante pour causer les symptômes observés. Tous les pommiers du verger montrent des signes de dépérissement sur leur partie terminale. L’apparition des symptômes a été graduelle. Une dérive d’un champ voisin est à l’origine des dommages dans le verger.

Les feuilles des tiges terminales d’un pommier présentent un peu de jaunissement internervaire mais surtout des brûlures de contact importantes allant jusqu’à une nécrose des tissus. Les feuilles sont enroulées sur elles-mêmes, suite à leur dessication, ou sont absentes (défoliation). Un dosage chimique a révélé la présence de glyphosate dans les tissus affectés, en quantité suffisante pour causer les symptômes observés. Tous les pommiers du verger montrent des signes de dépérissement sur leur partie terminale. L’apparition des symptômes a été graduelle. Une dérive d’un champ voisin est à l’origine des dommages dans le verger.

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Description

Le glyphosate appartient au groupe de résistance 9. Ces herbicides se lient à l’enzyme 5-énolpyruvylshikimate-3-phosphate (EPSP synthase ou EPSPS, une enzyme chloroplastique) et bloquent son activité. La synthèse des acides aminés aromatiques (phénylalanine, tyrosine et tryptophane) essentiels aux végétaux est perturbée, voire inhibée, ce qui cause une carence nutritionnelle et la mort de la plante. Le glyphosate est un herbicide non sélectif qui affecte tous les tissus avec lesquels il entre en contact, à l’exception des hybrides « ROUNDUP READY (RR) ». Il peut être appliqué en pré-levée, post-levée ou pré-récolte.

 

Suite à son application, la croissance des plantes sensibles est rapidement inhibée. Il s’ensuit une chlorose généralisée du feuillage qui débute, et est souvent plus marquée, sur les jeunes tissus foliaires et les points de croissance, où l’herbicide s’accumule. Puis, survient la nécrose des tissus, dans un délai de 4 à 7 jours, chez les espèces les plus sensibles, et dans les 10 à 20 jours, chez les espèces qui le sont moins.

 

Le glyphosate n’est pas mobile dans le sol, mais il est facilement absorbé par les feuilles et est transloqué dans toute la plante, via le xylème et le phloème, où il peut persister longtemps. Son transport à travers la membrane cytoplasmique est particulièrement lent, plus que la plupart des herbicides en général et surtout les non-polaires. Il est lentement dégradé en son métabolite, l’acide aminométhylphosphonique (AMPA). Les symptômes en lien avec l’exposition au glyphosate peuvent se développer rapidement ou se manifester la saison suivante. Ceux-ci se manifestent alors souvent par une coloration rose-pourpre du feuillage et la multiplication du nombre de tiges et de feuilles aux entre-nœuds, rappelant le « balai de sorcière » (« witch’s broom »).

 

Le glyphosate fait l’objet d’un usage intensif dans le monde, notamment pour certaines cultures, dont le maïs, le soya, le coton et le canola. Même si l’étiquette mentionne que sa persistance dans le sol est nulle, son utilisation intensive tend à prouver le contraire. Des études ont permis de le détecter dans l’eau, le sol et l’air. Il est rapidement et fortement absorbé aux particules de sol. Dans les sols, sous l’effet de la vie microbienne, il se transforme rapidement en son produit de dégradation (AMPA), lequel se décompose lentement.

 

Plusieurs cas de mauvaises herbes résistantes au glyphosate ont été rapportés au Canada : petite herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia), grande herbe à poux (Ambrosia trifida), kochia à balais (Bassia scoparia), amarante tuberculée (Amaranthus tuberculatus), vergerette du Canada (Conyza canadensis), raygrass italien (Lolium perenne ssp. multiflorum), brôme des toits (Bromus tectorum). Et également au Québec : moutarde des oiseaux (Brassica rapa), amarante tuberculée (Amaranthus tuberculatus), petite herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia)  et chénopode blanc (Chenopodium album). Les cas sont aussi nombreux aux États-Unis (18 espèces résistantes) et ailleurs dans le monde (60 espèces résistantes, 28 à feuilles larges et 32 graminées).

Ne pas confondre

En général, la phytotoxicité par le glyphosate peut être confondue avec : des carences minérales (fer (Fe), manganèse (Mn) , phosphore (P), potassium (K)), mais à ce moment différents niveaux de feuille peuvent être affectés; des phytoplasmes (déformations sévères, absence de feuilles); des virus (dommages localisés); ou celle associée à d’autres produits phytosanitaires (acides benzoïques, imidazolinones, bipyridilium, aryloxyphénoxypropionates, acides phénoxy-carboxiliques, sulfonylurées, isoxazolidinone).

Prévention

Pour diminuer les risques de phytotoxicité, il faut éviter les dérives sur les cultures lors de l’application, utiliser des jets dirigés au besoin, ne pas appliquer par temps venteux, respecter les consignes inscrites sur l’étiquette et bien nettoyer le pulvérisateur. Pulvérisé à une température excédant 25 °C, le glyphosate représente un risque pour la culture.

Dommage

Feuille : les jeunes feuilles et les points de croissance présentent des anomalies de coloration (jaune ou blanc) et des malformations (limbe réduit, feuille effilée ou petite, enroulement). Les nervures demeurent vertes.

Tige : arrêt de croissance de la tige ou développement anormal de bourgeons latéraux à la base des plants, donnant une apparence de «balai de sorcière» (ou « witch’s broom ») au plant.
 
Plant : retard de croissance, apparence chétive et rabougrie.

Références et liens

Scalla, R. et coll. (1991). Les herbicides : mode d’action et principes d’utilisation. Paris : Institut national de la recherche agronomique INRA (Éditeur). Collection : du labo au terrain. Paris, France. 450 pp.

Shaner D.L. (Ed) (2014). Glyphosate. Dans Herbicide handbook. 10e éd. Weed science society of America, Lawrence, Kansas. p. 240-242.

Fiche Matière active - SAgE pesticides

Herbicide Action and Injury (alberta.ca)

Weeds Resistant to the Herbicide Glyphosate

Be careful using RoundUp and other glyphosate herbicides

Portrait de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides au Québec (2011-2024)

Prévenir la phytotoxicité

Herbicides, rodenticides, régulateurs de croissance et autres produits phytosanitaires homologués en pomiculture au Québec

Glyphosate damage in apple and cherry orchards - MSU Extension